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Jessica Djaout — Psychopraticienne à Montpellier et en visioconférence

Image de Vitaly Gariev

Violences conjugales ou dispute:  comment faire la différence ?  

Tous les couples peuvent connaître des désaccords, des tensions ou des disputes. Être en conflit ne signifie pas forcément être dans une relation violente.

La différence essentielle ne réside pas seulement dans le fait de crier, de se disputer ou d’être en désaccord. Elle se situe surtout dans la peur, le contrôle, la répétition et le rapport de domination qui peuvent s’installer dans la relation.

Dans une dispute, les deux partenaires peuvent exprimer leur point de vue, même maladroitement. Dans une relation violente, l’un des deux finit souvent par adapter son comportement pour éviter les réactions de l’autre.

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Si vous vous demandez régulièrement si ce que vous vivez est “normal”, cette page peut vous aider à mettre des mots sur la situation.

Une dispute de couple, qu’est-ce que c’est ?

Une dispute peut être désagréable, intense, voire blessante. Deux personnes peuvent être en colère, ne pas être d’accord, hausser le ton ou avoir besoin de s’éloigner quelque temps.

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Mais dans une relation où le conflit reste sain, chacun conserve normalement :
 

  • le droit de ne pas être d’accord ;

  • la possibilité de s’exprimer ;

  • le droit de dire non ;

  • ses relations avec ses proches ;

  • son autonomie ;

  • son accès à l’argent ;

  • son téléphone, ses comptes et sa vie privée ;

  • la possibilité de revenir sur une discussion sans craindre de représailles.
     

Après le conflit, chacun peut aussi reconnaître sa part de responsabilité et chercher une solution. Le désaccord porte sur un sujet.

Il ne devient pas un moyen de contrôler l’autre.

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Quand une dispute devient-elle une violence conjugale ?

La violence conjugale ne se résume pas à “une grosse dispute”.
Elle s’inscrit généralement dans un fonctionnement où une personne cherche progressivement à prendre du pouvoir sur l’autre, réduire sa liberté ou lui faire peur.

Cela peut passer par des comportements très visibles, mais aussi par des choses beaucoup plus discrètes :

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  • humiliations ;

  • insultes ;

  • menaces ;

  • culpabilisation ;

  • chantage ;

  • contrôle du téléphone ;

  • surveillance ;

  • jalousie excessive ;

  • isolement ;

  • contrôle de l’argent ;

  • intimidation ;

  • destruction d’objets ;

  • pression sexuelle ;

  • menace de partir, de prendre les enfants ou de se faire du mal ;

  • silence utilisé comme punition ;

  • refus de respecter vos limites.

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Ce qui compte n’est pas uniquement un comportement pris isolément, mais la dynamique globale de la relation.

Image de Sasun Bughdaryan

C’est souvent l’un des indicateurs les plus parlants.

Vous arrive-t-il de réfléchir avant de parler en vous demandant :

  • “Comment va-t-il réagir ?”

  • Vous évitez certains sujets.

  • Vous changez votre façon de vous habiller.

  • Vous prévenez systématiquement de l’endroit où vous êtes.

  • Vous effacez des messages.

  • Vous renoncez à voir certaines personnes.

  • Vous cachez certaines dépenses.

  • Vous choisissez vos mots avec précaution.

  • Vous attendez qu’il soit “dans un bon jour” pour parler.

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La question la plus importante :
Avez-vous peur de sa réaction ?

"Petit à petit, vous pouvez commencer à organiser votre comportement autour de ses réactions. Ce n’est plus simplement un conflit entre deux personnes.

Votre liberté commence à être limitée par la peur."

Conflit ou violence :
quelques repères

Dans un conflit

Les deux peuvent exprimer leur désaccord

Le conflit concerne un problème précis

Chacun conserve sa liberté

Les responsabilités peuvent être reconnues

Les limites sont respectées

Il est possible de dire non

Les proches restent accessibles

On cherche une solution

Il n’y a pas de peur durable

Dans une relation violente

L’un finit par avoir peur de parler

Le conflit devient un moyen de domination

L’un contrôle progressivement l’autre

La faute est presque toujours rejetée sur l’autre

Les limites sont régulièrement franchies

Dire non entraîne colère, menace ou représailles

L’isolement s’installe

L’un cherche surtout à imposer sa volonté

La peur influence les comportements

“Mais moi aussi, il m’arrive de crier”

C’est une question importante.

Dans une relation violente, la victime ne reste pas forcément silencieuse ou passive.

Elle peut crier, insulter en retour, claquer une porte, se défendre, provoquer une discussion ou avoir des réactions très fortes.

Cela ne suffit pas à conclure que “les deux sont violents de la même manière”.

Pour comprendre ce qui se passe, il faut regarder le fonctionnement global de la relation :

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  • Qui contrôle qui ?

  • Qui a peur de qui ?

  • Qui doit constamment s’adapter ?

  • Qui limite les libertés de l’autre ?

  • Qui impose des règles ?

  • Qui surveille ?

  • Qui menace ?

  • Qui utilise les enfants, l’argent ou la séparation comme moyen de pression ?

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La question n’est donc pas simplement :

“Qui a crié ?”

Mais plutôt :

“Quel rapport de pouvoir s’est installé dans cette relation ?”

Image de Niko Tsviliov

“Il dit que c’est moi qui le pousse à bout”

Après une scène de violence ou une explosion de colère, certaines personnes justifient leur comportement en disant :

  • “Tu m’as provoqué.”

  • “Si tu ne m’avais pas parlé comme ça, je n’aurais pas réagi.”

  • “Tu sais très bien comment je suis.”

  • “Tu me pousses à bout.”

  • “Regarde ce que tu me fais faire.”
     

Ces phrases déplacent la responsabilité du comportement violent sur l’autre personne.

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"Un conflit peut expliquer qu’une personne soit en colère.​Il ne justifie pas l’intimidation, les menaces, les insultes répétées, le contrôle ou la violence. Chacun reste responsable de la façon dont il choisit d’agir."

“Il n’est pas comme ça tout le temps”

C’est précisément ce qui rend certaines situations difficiles à identifier.

Une personne violente peut également être :

  • Attentionnée 

  • Drôle 

  • Affectueuse 

  • Présente 

  • Généreuse 

  • Désolée après une crise

Les périodes agréables ne font pas disparaître les violences.

Dans certaines relations, les tensions peuvent alterner avec des périodes d’excuses, de rapprochement et de promesses.

Cette alternance peut créer beaucoup de confusion :

“S’il était vraiment violent, il serait comme ça tout le temps.”

 

Mais une relation violente peut comporter de nombreux moments heureux. Ce qui compte est de regarder ce qui se répète au fil du temps.

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Comprendre le cycle des violences conjugales

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Les signes qui doivent vous alerter

Posez-vous ces questions :

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  • Est-ce que je me sens libre de dire non ?

  • Est-ce que je peux voir mes proches librement ?

  • Puis-je m’habiller comme je veux ?

  • Puis-je disposer de mon argent ?

  • Est-ce que mon téléphone est surveillé ?

  • Est-ce que je dois constamment me justifier ?

  • Est-ce que j’ai peur de sa colère ?

  • Est-ce que je marche sur des œufs ?

  • Est-ce que je me sens régulièrement humiliée ou rabaissée ?

  • Est-ce que j’ai commencé à douter de moi ?

  • Est-ce que mes limites sont respectées ?

  • Est-ce que je me sens plus petite, moins libre ou moins sûre de moi depuis cette relation ?
     

Plusieurs réponses positives ne permettent pas à elles seules de poser un diagnostic sur une relation, mais elles peuvent indiquer qu’il est important de regarder la situation avec attention.

Vous n’avez pas besoin d’attendre
une violence physique

Une relation peut être profondément violente sans qu’il y ait de coups.

Les violences psychologiques, économiques, sexuelles, administratives ou le contrôle coercitif peuvent avoir des conséquences importantes.

Certaines victimes attendent longtemps avant de chercher de l’aide parce qu’elles se disent : “Il ne m’a jamais frappée.”

Mais la question n’est pas seulement de savoir s’il y a eu des violences physiques.

Les différents types de violences conjugales

La question est aussi :

“Est-ce que je me sens libre et en sécurité dans cette relation ?”

Vous doutez encore ?

 

Le doute est fréquent.

  • Vous pouvez aimer cette personne et reconnaître certains comportements comme violents.

  • Vous pouvez avoir vécu de très beaux moments avec elle.

  • Vous pouvez penser que vous exagérez.

  • Vous pouvez avoir vous-même eu des réactions que vous regrettez.

  • Vous pouvez ne pas vouloir partir.

  • Vous pouvez simplement avoir besoin de comprendre.

  • ​

Reconnaître une situation de violence ne signifie pas que vous devez prendre immédiatement une décision. Cela peut simplement commencer par mettre des mots sur ce que vous vivez.

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Suis-je victime de violences conjugales ?

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Besoin d’en parler ?

Il n’est pas toujours facile de comprendre seule ce qui se joue dans une relation.

Je propose un accompagnement spécialisé autour des violences conjugales, de l’emprise et de leurs conséquences psychologiques.

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Psychopraticienne violences physiques et psychologique à Montpellier et en téléconsultation

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