
Se reconstruire
Vous l’avez quitté. Vous êtes enfin sortie de cette histoire. Votre entourage, famille et amis, se réjouissent pour vous. Tout le monde attend de vous que vous soyez soulagée, heureuse, libérée.
Mais voilà… ce n’est pas le cas. Vous vous sentez soudainement vide, comme un trou dans la poitrine. Ce n'est pas ce que vous imaginiez après avoir pris cette décision. Au contraire, vous êtes envahie par une peur irrationnelle d’avoir fait une erreur. Seuls les bons souvenirs remontent à la surface, et vous commencez à douter.
Pourquoi ressentez-vous cela ?
Vous l’avez quitté. Vous êtes enfin sortie de cette histoire, pourtant vous n'allez pas bien.
Votre entourage, famille et amis, se réjouissent pour vous. Tout le monde attend de vous que vous soyez soulagée, heureuse, libérée. Mais voilà… ce n’est pas le cas. Vous vous sentez soudainement vide, comme un trou dans la poitrine. Ce n'est pas ce que vous imaginiez après avoir pris cette décision. Au contraire, vous êtes envahie par une peur irrationnelle d’avoir fait une erreur. Seuls les bons souvenirs remontent à la surface, et vous commencez à douter.
Pourquoi ressentez-vous cela ?
Ce phénomène est tout à fait normal et fait partie du processus de guérison. Lorsque vous quittez une relation violente, votre esprit traverse un tourbillon émotionnel. Vous avez été habituée à des hauts et des bas constants, à une dynamique de manipulation, de dépendance émotionnelle, et parfois même de fausses promesses de changement. Au fil du temps, ces abus créent un lien complexe, un attachement toxique, que l'on appelle souvent le "syndrome de Stockholm".
Les bons souvenirs qui refont surface sont souvent ceux qui ont été créés dans des moments d'illusion ou de calme entre les épisodes violents. Votre cerveau, habitué à ces périodes de répit, les chérit, même si elles étaient rares. Vous ressentez un manque, car vous êtes en train de couper un lien qui a envahi votre quotidien pendant longtemps.
La peur de l’inconnu, du changement, et le doute sur votre décision sont des réactions naturelles face à l’abandon de cette relation, aussi violente qu’elle ait pu être. Cette sensation de vide, d'incertitude et de nostalgie est le résultat du contraste brutal entre l’illusion d’une vie "normale" et la réalité de la séparation.
Quelques idées pour commencer à allez mieux
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Écrire : Mettre ses pensées sur papier permet d’y voir plus clair, de libérer ses émotions et de prendre du recul sur ce qu’on a vécu.
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Regarder les ressources : Livres, films, vidéos… s’informer sur la violence conjugale et le processus de guérison aide à comprendre ce qui s’est passé et à ne plus se sentir seule.
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Rejoindre un groupe de parole : Échanger avec d’autres personnes ayant vécu la même chose peut apporter du soutien et un sentiment de compréhension mutuelle.
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Se tourner vers une association : Elles offrent du soutien, des conseils et parfois un accompagnement juridique ou psychologique.
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Travail de développement personnel : Après avoir été enfermée dans une relation destructrice, il est essentiel de se reconnecter à soi-même. Se poser les bonnes questions : Qui suis-je sans lui ? Qu’est-ce que j’aime vraiment ? Quelles sont mes envies, mes rêves ? Petit à petit, ces réflexions aideront à se reconstruire une vie qui vous ressemble.
Il a été infidèle...
Dans une relation toxique, l'infidélité est souvent un signe que la victime ne suffit plus. Lorsque la victime commence à se fatiguer émotionnellement, mentalement ou physiquement, elle devient moins réceptive aux manipulations et aux abus. À ce moment-là, l'agresseur cherche généralement une nouvelle personne pour combler ses besoins émotionnels ou de contrôle, sans véritablement s'engager dans cette nouvelle relation.
L'infidélité, dans ce cas, n’est pas motivée par un véritable amour pour l'autre personne, mais par un besoin de se rassurer, de garder du pouvoir ou de manipuler la victime. Cela peut prendre la forme de relations extra-conjugales, que ce soit physiques ou émotionnelles.
Quand l’agresseur trouve quelqu’un d’autre, il utilise souvent cette nouvelle relation pour rendre la victime encore plus fragile, en la rejetant ou en la manipulant pour qu’elle se sente encore plus seule et perdue. Parfois, il revient vers la victime après avoir eu une liaison, pour la garder sous contrôle émotionnel, la forcer à rester dans une relation dépendante, et l'empêcher de tourner la page.
Ce genre de comportement peut semer la confusion dans l'esprit de la victime, qui peut se sentir responsable de l'infidélité, se remettre en question ou se sentir encore plus isolée. L'agresseur utilise l'infidélité pour mettre la victime en concurrence avec l'autre femme.
Il est essentiel de comprendre que l'infidélité dans une relation toxique fait partie du cycle de manipulation et d'abus. La priorité doit être de briser ce cycle, de se reconstruire et de reprendre confiance en soi, avec ou sans l’aide d’un professionnel.
Il revient...
Les "come-backs" des compagnons violents, c'est-à-dire le retour d'un partenaire violent après une rupture, sont fréquents dans les relations abusives. Ces retours peuvent prendre différentes formes et sont souvent manipulatoires, visant à maintenir la victime sous contrôle. Voici quelques éléments clés concernant ces retours :
1. Les promesses de changement
Un agresseur qui revient après une rupture peut promettre de changer, de suivre une thérapie, de ne plus jamais être violent. Ces promesses peuvent être sincères au début, mais elles sont souvent temporaires et servent à apaiser la victime, pour qu'elle revienne dans la relation. Une fois que la victime est de nouveau sous son emprise, l’agresseur recommence à exercer sa violence.
2. La culpabilisation
L'agresseur peut utiliser la culpabilisation pour manipuler la victime. Il peut lui faire croire qu'elle est responsable de la rupture ou qu'il ne pourra pas vivre sans elle. Cela joue sur la conscience de la victime, qui peut se sentir coupable d'avoir quitté quelqu'un qui, soi-disant, a des "difficultés" ou des "problèmes".
3. Les menaces
Un autre moyen de revenir dans la vie de la victime est par les menaces. L'agresseur peut menacer de se faire du mal ou de nuire à la victime ou à ses proches si elle ne revient pas. Cela crée une pression psychologique intense, et la victime peut se sentir piégée, incapable de dire non.
4. Les moments de faiblesse
Après la rupture, la victime peut vivre des moments de vulnérabilité, de doute, de tristesse. C’est souvent à ce moment-là que l’agresseur revient, en jouant sur les émotions de la victime pour lui rappeler les bons moments de la relation ou pour l’apaiser. Il sait que la victime est plus susceptible d’accepter son retour pendant ces périodes de fragilité.
5. Le contrôle par les enfants
Dans certains cas, l'agresseur revient en utilisant les enfants comme prétexte. Il peut dire qu'il veut passer du temps avec eux, qu'il est un meilleur parent maintenant, ou même utiliser la garde des enfants comme un moyen de garder le contrôle sur la victime. Cela peut mettre la victime dans une situation encore plus compliquée, avec des pressions juridiques et émotionnelles.
6. L'isolement et la dépendance
Après une rupture, la victime peut se retrouver isolée socialement, ce qui rend plus difficile de résister à ces retours. L’agresseur sait que l’isolement peut rendre la victime dépendante de lui. Il peut aussi jouer sur l'isolement des proches de la victime, la convaincant que les autres sont contre elle, ce qui la pousse encore plus à se tourner vers lui.
Que faire face à un come-back ?
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Chercher du soutien : Il est crucial d’avoir un réseau de soutien, que ce soit des amis, de la famille, ou un professionnel, pour ne pas se laisser manipuler.
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Mettre en place des limites : Si le partenaire violent revient, il est essentiel de rester ferme dans ses décisions et de poser des limites claires, surtout si la violence a été présente dans la relation.
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No Contact : La règle du "no contact" est l’une des stratégies les plus efficaces pour couper définitivement les liens avec un partenaire violent. Cela signifie ne pas répondre aux messages, appels, emails ou autres tentatives de communication. Cela vous permet de reprendre le contrôle de votre vie et de limiter les tentatives de manipulation ou d'intimidation.
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Protection légale : Si nécessaire, envisagez de demander une ordonnance de protection, ou de consulter un avocat pour se préparer aux implications légales.
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Prévenir si il y a harcèlement : Après une rupture, un agresseur peut recourir au harcèlement pour essayer de vous récupérer. Il peut s'agir de messages incessants, de contacts physiques non souhaités, de menaces ou de comportements intimidants. Si vous faites face à du harcèlement, il est important de signaler immédiatement ces comportements aux autorités et de documenter chaque incident pour pouvoir agir en conséquence. Ne laissez pas l'agresseur franchir les limites de votre espace personnel, et soyez prêt à prendre des mesures légales si cela devient nécessaire.
Briser ce cycle est difficile, mais c'est possible. L'important est de se rappeler qu'on mérite d'être respecté et aimé dans une relation saine, sans violence.
Jessica Djaout
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Peut-il changer ?
La question de savoir si un partenaire violent va changer est complexe. Il est important de se rappeler que les comportements violents ne disparaissent pas d'eux-mêmes, et la promesse qu'une personne violente va changer, surtout sans intervention sérieuse, est souvent une illusion.
Voici quelques éléments à considérer :
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Changements réels nécessitent un travail sur soi : Pour qu'un agresseur change, il doit être prêt à reconnaître sa violence et à accepter de suivre une thérapie ou une aide professionnelle. Les personnes violentes qui ne font pas ce travail sur elles-mêmes continueront à répéter ces comportements.