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Suis-je victime ? 

Vous vous interrogez sur le comportement de votre partenaire ou ex-partenaire ? Voici quelques indications pour vous aider à identifier les violences conjugales, souvent méconnues.

Les violences ne sont pas seulement physiques : toute forme de domination, de contrôle ou de dépendance imposée est une violence.

 

Une femme sur trois en est victime, quel que soit son milieu.

D'abord, votre ressenti. Faîtes-vous confiance. 

Douter de soi est fréquent face aux violences conjugales, mais votre ressenti est un indicateur clé.

Faites-vous confiance : Vous êtes la mieux placée pour savoir ce que vous vivez.

1. Le doute et la confusion

La victime peut se demander si elle exagère ou si elle est responsable de la situation.

Vous vous demandez peut-être si vous exagérez, si la situation est réellement grave ou si vous en êtes, d’une manière ou d’une autre, responsable.

La personne qui vous fait subir ces violences peut minimiser ses actes, nier ce qui s’est passé ou retourner la situation contre vous. À force, vous pouvez finir par douter de votre propre perception.

Vous pouvez aussi osciller entre l’amour et la peur, notamment lorsque les violences alternent avec des excuses, des promesses ou des gestes d’affection.

2. La peur et l’angoisse

Vous avez peur de ses réactions, de ce qui pourrait arriver, de l’avenir ou de ne pas être crue si vous parlez.

Vous surveillez peut-être chacun de vos mots, chacun de vos gestes ou votre manière de vous comporter pour éviter une dispute, une humiliation ou une nouvelle violence.

Cette vigilance permanente peut entraîner une anxiété importante, des troubles du sommeil, un épuisement profond ou des symptômes de stress post-traumatique.

3. La honte et la culpabilité

Vous pouvez avoir l’impression d’avoir provoqué la situation ou de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour l’éviter.

Vous avez peut-être honte d’en parler, peur d’être jugée, de ne pas être comprise ou de ne pas être prise au sérieux.

Il peut alors devenir très difficile de demander de l’aide, en particulier lorsque votre entourage ne perçoit pas la gravité de ce que vous vivez.

4. L’isolement et la solitude

Vous vous êtes peut-être éloignée de vos proches, progressivement ou sous la pression de la personne qui vous fait subir ces violences.

Vous pouvez avoir le sentiment d’être seule, incomprise ou de ne plus savoir vers qui vous tourner.

Cet isolement peut renforcer l’impression que personne ne peut vous aider ou que vous n’avez aucune possibilité de sortir de cette situation.

5. La tristesse et la perte de confiance en soi

Vous vous sentez peut-être épuisée, triste, vide ou constamment sous tension.

Vous avez l’impression d’être piégée, de ne plus avoir de solution ou de ne plus vous reconnaître.

À force de critiques, d’humiliations, de menaces ou de violences, votre confiance en vous peut diminuer progressivement, jusqu’à entraîner un profond mal-être ou un état dépressif.

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Si au moins l’une de ces affirmations correspond à votre ressenti, il est probable que votre partenaire vous fasse subir une ou plusieurs formes de violences conjugales.

  • Depuis que je suis avec lui, j'ai le sentiment d'avoir perdu toute confiance en moi.

  • Je marche sur des œufs en permanence.

  • J’ai parfois peur qu’il fasse du mal à mes enfants.

  • J’ai parfois peur de lui.

  • J'ai le sentiment d'avoir peu d'autonomie dans ma vie.

  • Je ne peux jamais complètement me détendre en sa compagnie.

  • Je suis nerveuse lorsque je reçois un appel ou un message de lui.

  • J'ai parfois peur de rentrer chez moi.

  • Je me sens angoissée quand il rentre à la maison.

  • J'ai l'impression de m’être éloignée de ma famille et de mes amis depuis que je suis avec lui.

  • Je me sens très isolée.

  • Je vis dans un climat de peur et de tensions.

  • J'ai l'impression que je ne peux plus me fier à ma vision de la réalité.

  • Depuis que je suis avec lui, je me sens stupide, laide ou inutile.

  • Il m’arrive de m’excuser ou qu’il me demande de m’excuser pour mon comportement, alors que je ne pense pas avoir fait quelque chose de mal.

  • Je me sens dévalorisée par lui en tant que mère.

  • J'excuse souvent son comportement. Il a vécu des choses difficiles qui le font agir de manière contrôlante, possessive et/ou agressive.

  • J’ai parfois honte de parler à mes proches de ma situation.

Ensuite, ces affirmations vous parlent-elles ?
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Quand surviennent les violences conjugales ?

Les violences conjugales peuvent toucher tous les couples, qu’ils soient mariés, pacsés, en union libre, vivant ensemble ou séparément, et peuvent survenir à tout moment, même après une séparation.
Elles sont souvent déclenchées ou intensifiées par des événements tels que :

  • Le mariage

  • Un déménagement, notamment à l’étranger

  • Une grossesse et les premières années après la naissance

  • Des décisions importantes concernant les enfants

  • La séparation et la période qui suit

Le moment de la rupture est particulièrement dangereux, car l’agresseur peut chercher à reprendre le contrôle. Il est essentiel d’anticiper cette étape en s’entourant de professionnels et en alertant son entourage.

 J'ai encore des doutes...

Violences ou disputes de couple ?

Les conflits sont normaux dans un couple : chacun exprime son avis, et les décisions se basent sur des compromis. Les violences conjugales, en revanche, reposent sur la domination : une personne cherche à contrôler, isoler et rendre l’autre dépendante. Si un partenaire utilise des comportements violents, même occasionnellement, il ne s’agit plus d’un simple désaccord mais bien de violence.

"Il n’a pas toujours été comme ça, il peut être très attentionné"

Un agresseur commence souvent par se montrer aimant et investi dans la relation. Ce comportement manipulateur vise à instaurer progressivement une emprise. Il peut :

  • Se montrer très attentionné et disponible

  • Couvrir sa partenaire de cadeaux et d’attentions

  • Déclarer son amour de manière excessive

Ce sont des stratégies de contrôle, qui s’accentuent avec le temps jusqu’à isoler et faire douter la victime.

"Il est gentil avec tout le monde, c'est peut-être moi le problème"

Ce n’est jamais la faute de la victime. Les agresseurs peuvent sembler charmants en société, manipulant leur entourage pour masquer leur véritable comportement. Cette apparence sociale ne remet pas en question la réalité des violences subies en privé.

Harcèlement- Sexuel
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